Tomorrow is my turn..

Tomorrow is my turn
No more doubts no more fears
Tomorrow is my turn
When my luck is returning
All these years I’ve been learning to save fingers from burning
Tomorrow is my turn
No more doubts no more fears
Tomorrow is my turn to receive without giving
Make life worth living
Now it’s my life I’m living
My only concern for tomorrow is my turn

Il est des gens qui modifient le cours de votre vie sans même s’en apercevoir, sans même l’avoir désiré, pour votre plus grand bonheur ou votre plus grand malheur sans occulter les leurs pour autant.

Une manière de parler, de penser, de se mouvoir, d’être, une attitude qui met un point d’honneur à chérir les autres de manière totalement désintéressée alors que la concernée ne s’arrête jamais de briller, quand bien même vous plongez la pièce où elle se trouve dans le noir. Un halo qui m’aura éclairé, aura ravivé une cicatrice sur le point de se refermer : mon sourire. Parler et rire entre exubérance élégante et joie de vivre pour mieux montrer que l’on existe, à soi, aux autres. Ces Autres qui, finalement, sont plus importants que toi-même, te dis-tu, alors que la majorité d’entre Eux ne pense souvent qu’à eux en premier lieu alors que pour toi, oui, c’est l’inverse. Déceptions, déconvenues, le décalage et le hiatus qui en découlent auront souvent été douloureux, nourrissant un pessimisme qui n’avait pas besoin d’autant de carburant pour t’irradier. Se protéger, c’est accepter l’idée que l’avantage du cordon sanitaire que l’on aura instauré entre soi et les autres peut également faire oublier l’essentiel : si tu ne t’aimes pas, alors oui, les autres te le rendront bien.

L’un des plus beaux jours de ma vie restera un 31 décembre où j’ai décidé de prendre ma vie à contre-pied, d’aller chercher quelqu’un que je pensais et pense mériter avec l’espoir que la réciproque serait tout aussi vraie. Trois heures plus tard, aucun décalage entre l’espoir et celle que je prenais dans mes bras, dont je respirais le parfum, que j’embrassais comme si mon âme sœur ne m’avait jamais fait défaut. Un sourire qui vous capture et ne vous laisse plus jamais repartir, un regard qui ne fait aucun rescapé avec de discrètes tâches sur les iris qui servent de point d’ancrage pour mieux résister à son magnétisme, une bouche qui vous agrippe et change le plomb en or et parfois inversement sans qu’on puisse y noter la moindre différence pour autant et qui donne l’irrésistible envie d’être réincarné en cigarette, et qu’importe si c’est pour mieux partir en fumée en quelques minutes… Quelques secondes qui m’auront paru une éternité avec une sensation de temps suspendu, comme après un choc physique ou émotionnel violents. Avec juste le luxe de graver dans ma tête chaque instant, chaque sensation, l’agréable sentiment d’être en sécurité, compris, attendu et fou amoureux. Quelques secondes d’un premier corps à corps qui en appellera d’autres, d’une nuit gravée dans le marbre avec une palette incroyablement riche d’émotions jusqu’ici tellement peu éveillées, stimulées qu’elle ouvre des portes que je pensais, à tort, condamnées.

J’ai simplement trouvé mon révélateur sans l’avoir même cherché dans une chambre noire où j’avais arrêté de me mouvoir tant j’en avais cogné les murs. Mes bras ceignant tes hanches, ma tête sur ta poitrine, j’ai brisé le néon qui me faisait de l’œil au bout de mon tunnel-cloaque pour mieux découvrir qu’il me suffisait de lever le menton pour y découvrir un bout de ciel. Je suis allé chercher ce qui me revenait de droit simplement parce que j’ai recouvré la vue à ton contact, sans que tu n’aies exigé tacitement quelque chose en échange, parce que naturellement, tu cherchais d’abord mon bien-être avant le tien, même si tu étais persuadée que cette recette avait déjà souvent conduit à ta perte. Bien malheureux sont ceux t’ayant raté, finalement. Les orpailleurs qui négligent les lingots courent les rues, ne cherchent « que » les pépites, les paillettes, le plaqué-or pour finir par faire la queue au Mont de Piété du coin dès que les premières difficultés apparaissent ou que la lâcheté point son nez. L’armure que tu portes te protège autant qu’elle te fragilise, encore une fois. Facile d’ignorer ton hyper-sensibilité pour qui s’arrête à ton élégance, qui, même si elle fait partie intégrante de ta personnalité, sert davantage de paravent que de vitrine.

L’or, le vrai, est derrière le paravent, nu, les paupières closes, le sourire aux lèvres pendant son sommeil, avec pour unique nuisette ta pudeur, bien décidée à aimer la Terre entière et à essayer de comprendre pourquoi parfois on ne t’aime pas, peu ou plus au lieu de penser davantage à ceux qui t’aiment, à essayer d’oublier que l’on est souvent abandonné par des gens qui pensent avant tout à sauver les apparences et qui ne parviennent seulement à aimer vraiment qu’eux-mêmes, contribuant à saper le peu d’estime de toi que tu parviens à nourrir au gré de tes belles et bonnes rencontres.
Fermement accroché aux petites tâches de tes iris, je souris et ça ne me fait plus mal. Je sais aussi où je vais, pourquoi et avec qui, loin du surfait. Je n’ai plus de temps à perdre, c’est à mon tour de vivre demain, maintenant même. Mes brûlures ont disparu au moment de la révélation dans la chambre noire, les clichés voilés par ta lumière. Besoin de renaître avec ma moitié, en route vers chez moi, chez Nous. En route vers Лебединое озеро.

9 réflexions sur “Tomorrow is my turn..

  1. Je vois que tu te décides à faire tomber la barrière du cryptage!
    C’est bien, moi je préfère en tout cas.
    Sois heureux.

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  2. j’aime beaucoup ce papier, sans doute parce ça me parle. A savoir que j’ai un peu la même histoire, sauf que la personne en question je l’ai abordée cash dans la rue à la fin du dernier partiel de l’année, l’ultime occasion quoi…
    et sinon je me reconnais complètement dans la phrase sur le cordon sanitaire.

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  3. AS : :)

    Damien, le cryptage dont tu parles, il sautera au fur et a mesure des prochains papiers parce que tout est lié, finalement. Et je recolle simplement les morceaux, petit à petit, et forcément, au fil du temps, ça prendra forme.

    Surpris de vous voir ici, vous deux, Reprezaïe et boobto… Merci d’avoir lu et, définitivement beaucoup plus rare, d’avoir laissé un retour en tout cas. J’en connais d’autres qui n ‘en font pas autant ^^

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  4. j’ adore
    c’ est exactement se que je ressens pour seb il a illuminé ma vie qui étais sombre et je suis également très heureuse pour toi et je vous souhaite que du bonheur et qu il soit éternel

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