Avec un agenda professionnel aussi chargé qu’un artisan portugais à son compte et un planning familial digne de celui d’une mère juive, je vais m’éclipser quelques temps. Détenant le titre de champion incontesté de la chronique annoncée mais avortée ou en gestation, je vais quand même mettre un point d’honneur à mettre en ligne le papier-réponse à celui d’Aircoba et à boucler définitivement les chroniques de Métèque & Mat et Jusqu’à L’Amour qu’il ne me restent plus qu’à coucher sur papier, le tout marinant dans ma tête comme le contenu d’une boîte de thon à la catalane depuis déjà de longs mois. L’occasion pour moi aussi de commencer sérieusement la préparation d’un livre qui me tient à cœur et auquel je vais devoir dorénavant consacrer pas mal de temps.

Histoire de, parce que bon, c’est beau de bavarder mais autant qu’on soit utile, je balance une p’tite liste qui fera son p’tit effet chez les acheteurs compulsifs qui ne pratiquent toujours pas de trêve en temps de crise.

Dreyf – Same player shoot again vol.1 – Un nouvel espoir (2009)

Dreyf - Same Player Shoot Again

OK donc après l’album du Sept et de Lartizan, le second diamant brut à sortir des ateliers d’ébénisterie LZO Records est Dreyf. Je spoile rien, même si l’envie ne me manque pas de dire que le refrain de “L’Œil du Cyclone” est le meilleur depuis quelques hooks de la même trempe figurant sur le “Mauvais Œil” de Lunatic et que “Enfants de la Batterie” et son “C’est déjà noir et blanc depuis l’échographie”, entre autres, parlera à bon nombre d’entre nous, métèques de Babel-France.

Pour se le procurer, plus d’infos ici, ou , on en reparle d’ici quelques années sur Ebay.

Le bonhomme est en concert le vendredi 3 avril 2009 à partir de 20h30 à L’Olympic Café (20 rue Léon 75018) avec la présence des invités du projet (Delta, Nakk, Viny, Wilow Amsgood) et Futur Proche & Diomay en première partie. Un billet de 5€ et c’est parti.

Concert “Retour aux Sources” le 11 juin 2009 à l’Elysée Montmartre

Retour aux sources

Officieusement baptisé “Âge bête et têtes de brutes” par les milieux autorisés, c’est un peu le concert de rattrapage pour ceux qui auraient loupé ces légendes vivantes sur scène à l’époque. 38€ pour un truc qui n’a pas de prix, la même année que la Cliqua… Let’s jump.

“Tokyo” de Mo Hayder

tokyo

Impressionné par son Birdman, Tokyo aura réussi le même effet. Discrète incursion chez les Yakusas, prétexte à une intrigue dont la toile de fond est le terrible sac de Nankin. Les japonais n’avaient finalement rien à envier aux célèbres supplices chinois. Le récit à deux voix est découpé à la perfection, aucune chute de rythme, les descriptions de la Chine en 37 sont sans doute les meilleurs passages du livre… Ça se lit d’une traite et on enchaîne ensuite (ou en cours de route) sur des papiers historiques autour du massacre histoire d’en savoir plus. Mon prof d’histoire de 5ème M. Collignon n’est jamais parvenu à susciter un truc pareil, c’est dire.. Et c’est quelqu’un qui a eu 3 à l’épreuve d’Histoire au Bac (Section L, yeah*) qui vous le dit.

Avant de partir : No Sneakers Allowed, j’te BAISE.

Ciao !

*jeu de mot dédicacé à Jean-Pierre