BOOBA – 0.9

S’il est exact que le rap français a les stars qu’il mérite, il a dû faire une sacrée boulette pour avoir mérité Booba. Un peu à la manière de Ségolène Royal au PS, le rappeur divise les fans de hip-hop en deux clans, ceux qui le détestent et ceux qui l’adulent. Les uns et les autres, pour des raisons discutables. Si l’on s’en tient à la musique, on a du mal à dépasser les clichés grandguignolo-machos que cultive Booba sur des sons hardcore étrangement inoffensifs. Le rappeur musculeux rêve sans doute d’entendre ses morceaux en club. Mais comme pour le reste, la gonflette ne suffit pas.

20 Minutes – 25/11/2008 (p.20)


La liberté d’expression, c’est aussi avoir le droit d’écrire strictement n’importe quoi avec le luxe suprême de ne même pas signer ses propres torchons. Mes amitiés à toi, journaliste scribouillard de 20 Minutes.